Distributeur de serviettes hygiéniques en lieu collectif : une réponse concrète à la précarité menstruelle

En France, près de 4 millions de personnes manquent de protections périodiques, selon une estimation de 2023. Ce chiffre, en forte hausse depuis 2019, illustre une réalité quotidienne qui touche les salles de classe, les entreprises, les cabinets médicaux. Face à cette situation, équiper ses sanitaires d’un distributeur devient un geste simple, mais qui compte.

Un contexte réglementaire qui évolue, des initiatives à prendre sans attendre

La loi de financement de la Sécurité sociale 2024 prévoit la gratuité des protections hygiéniques réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, avec une entrée en vigueur annoncée à l’automne 2026. Des expérimentations de distribution sont également conduites dans 89 territoires prioritaires pour l’année scolaire 2025-2026. Ces avancées institutionnelles ne concernent toutefois pas les espaces privés : aucune obligation légale n’impose aujourd’hui aux entreprises ou aux établissements recevant du public d’installer un distributeur. C’est précisément là que réside la marge d’action volontaire.

Pour les structures qui souhaitent agir dès maintenant, des solutions existent. Un distributeur de serviettes hygiéniques 2 compartiments permet, par exemple, de proposer des protections directement accessibles dans les toilettes, sans démarche ni gêne pour les personnes qui en ont besoin.

Bien-être au travail, image employeur : des arguments qui pèsent

Au-delà de l’urgence sociale, l’argument côté entreprise est aussi économique et stratégique. Selon un baromètre Santé des Femmes 2025 relayé par Wojo, 66 % des femmes se déclarent favorables à des mesures concrètes en entreprise sur les questions menstruelles, un chiffre qui monte à 76 % chez les moins de 35 ans. Deux salariés sur trois estiment qu’une entreprise engagée sur ces sujets envoie un signal positif fort. Mettre à disposition des protections dans les sanitaires, c’est une action visible, peu coûteuse à l’échelle d’un budget RH, et directement perceptible par les équipes.

Lycées, collèges, universités, hôpitaux et grandes entreprises ont déjà franchi le pas. Pour les cabinets médicaux ou les petites structures, la démarche reste tout aussi pertinente, d’autant que les équipements actuels sont conçus pour être robustes, faciles à approvisionner et sécurisés par verrouillage à clé.

Lutter contre la précarité menstruelle ne réclame pas forcément des dispositifs complexes. Parfois, un équipement bien choisi dans les toilettes suffit à changer une journée.